Ouais je sais, on s'inquiétais pour moi ces temps-ci! Peut-être pas vous, mais peut-être êtes vous aveugle à ce que je fais et dit, malgré que parfois c'est assez évident... Oui, j'reconnais moi-même que j'étais dans un danger psychologique personnel.
Oui, j'étais si profond dans le trou qu'il ne restais même plus de fond où me casser le crane et m'écraser afin de me relever. je cherchais l'amour sans me laisser de chances de trouver, je cherchais un futur en m'apitoyant sur tout ce que j'ai eu l'ambition de faire qui s'est vu écrasé devant mon nez à cause d'un défaut dans mes oreilles, je cherchais l'issue à la merde collective dans la famille, j'ai revécu de vieilles douleurs qui tentaient (et ont bien faillis réussir) à m'abattre une fois pour toute.
J'ai vécu ces dernières semaines avec de la rancoeur d'une férocité incroyable, de la haine envers le monde, le ciel, moi-même, les autres, une haine vérociférante qui me consummait le coeur. J'en perdait mon sommeil au profit d'un coeur battant la chamade devant une imagination sanglante d'où je me trainais souvent tant bien que mal suite à la mort de mes opposants.
Les joutes verbales avec moi-même impersonnant les autres se multipliaient, la douleur et la haine coulait en des phrases qui, si moi-même avait été remplacé par la personne, aurait mené à des larmes de sang coulant de jointures, au régurgitement d'une haine viscérale et ainsi de suite. Ouais, j'crois que j'étais un peu dérangé.
D'ailleurs, au point culminant, j'me suis engueulé avec mon frère, alors à Chypre, revenant d'Afghanistan, et j'ai faillis le renier pour une histoire issue et aggrippée depuis notre plus tendre enfance. Tout a fini par se régler, du moins pour le moment.
C'est la qu'avoir une blonde c'est pratique. Quelqu'un qui t'aime mais ne fais pas de tes problèmes les siens. Quelqu'un dans les bras de qui on peut se blottir et pleurer comme un gamin, comme j'avais envi de faire. Je voulais pleurer une histoire de souffrance morale, de cicatrices physiques et mentales. Je voulais être aimé réciproquement de cet amour romantique. Mais après avoir tout recallé au fond de moi, je me relève avec des blessures cautérisé de la flamme du courage. Il fait jamais une bonne job le courage, mais toujours assez pour continuer la bataille.
Quoique, à bien y penser, vivre en solitaire se fait vieux. Tout mes meilleurs amis sont en couple. Les membres de ma famille aussi. Et moi? Le seul à rester seul. Le seul à souffrir en silence. Le seul encore à flirter avec la vie à la recherche du bonheur. M'ouais, pas si mal... mais la, j'ai trouvé une issue! Je fou le camp sur la mer! On me dira "Ouais, tu fui, tu trouvera pas ton bonheur la!" Non, en effet, j'trouverai pas nécessairement la, et oui je fui... mais putain, au moins j'ai une raison de me lever de mon lit le matin maintenant!